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Education nationale : une casse programmée du service public d’éducation

Depuis bientôt deux mois, les lycéens se mobilisent et manifestent contre la « réforme » dans le second degré, et plus largement dans l’Education nationale. Le 15 Avril, ils étaient 40 000 à défiler à Paris, avec leurs enseignants. On peut penser que le 15 mai (journée de grève dans l’Education nationale) la mobilisation sera bien plus importante.

Tout le service public d’éducation est actuellement mis à mal par le gouvernement. C’est une attaque et une régression sociale sans précédent (11 200 suppressions de postes à la rentrée, casse du Bac Pro, Loi LRU, programmes rétrogrades dans le 1er degré, mise au pas des personnels) qui, encore une fois, aggravera la situation pour les élèves en difficulté et les établissements des zones déjà les plus défavorisées socialement.

De la maternelle à l’université

Dans le supérieur, la volonté de privatisation (sous couvert d’autonomie) est à l’œuvre. Les présidents d’université retirent les pleins pouvoirs de la LRU, la formation universitaire est de plus en plus soumise aux entreprises. La sélection à l’entrée des universités se profile, la réorganisation des cycles, la filiarisation accrue accentuent les inégalités et l’exclusion.

Le second degré (collège et lycée) sera le plus touché par les suppressions de postes (dont Darcos prétend qu’elles seraient compensées par les heures supp. effectuées par des enseignants volontaires…).
Ces suppressions de postes, par le plus grand des hasards sans doute, touchent prioritairement les établissements de banlieue

Kyra-Françoise Mas
 

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